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  • thomasdegas

Les différents praticiens de la psychothérapie : comment s'y retrouver?

Dernière mise à jour : 13 nov.

Psychothérapeute, psychologue, psychanalyste, psychiatre ou psychopraticien? Quand on dit "Je vais voir un psy" de quel psy parle-t-on exactement? Plusieurs métiers permettent en France d'exercer la psychothérapie. En-dehors de personnes informées ou ayant déjà pratiqué plusieurs types de psychothérapies, les personnes qui viennent toquer à la porte d'un "psy" ne connaissent pas forcément les différents types de psy. Qu'est-ce qui différencie ces différents psys? Leur pratique, leur formation, leur expertises? Voici quelques éclairages pour bien les différencier :


Le psychothérapeute est un psychiatre ou un psychologue qui a fait la demande du titre de psychothérapeute, protégé depuis 2010 par la Loi Accoyer. Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être formé en psychothérapie, ni d'avoir soi même effectué une psychothérapie. La supervision si elle est conseillée, n'est pas obligatoire. Il faut pouvoir témoigner d’une formation en psychopathologie clinique et avoir effectué un stage pratique dans ce domaine. Les titulaires du titre sont inscrits sur le registre des Agences Régionales de Santé.


Le psychologue a fait des études de psychologie à l’université, et a obtenu un DESS/Master 2 en psychologie. Quand il a un diplôme en psychologie clinique, il s’appelle psychologue clinicien. Il peut proposer des psychothérapies et aussi différents tests de personnalité, de QI, de développement, neuropsychologiques…


Au sein de l'entreprise on trouve le psychologue du travail : le psychologue du travail est un référent qui est à la disposition des salariés, mais également des cadres et de la direction. Il peut être amené à identifier les problématiques individuelles ou collectives rencontrées dans l'entreprise et peut proposer des solutions pour y remédier. Cela peut être le cas pour des situations de licenciement, de fusion d'entreprises, de harcèlement notamment. Il peut être chargé par la direction d'observer des conditions et des méthodes de travail. Il se concentre sur la vie professionnelle de ses interlocuteurs, même si la vie professionnelle représente beaucoup pour chaque personne et a un impact sur la vie privée. Travailler avec les ressources humaines et les cadres dirigeants est essentiel notamment au regard de la sensibilisation aux risques psychosociaux : pour les anticiper dans le meilleur des cas.


Le psychiatre est un médecin qui au cours de ses études de médecine, a souhaité se spécialiser dans les troubles psychiatriques et la maladie mentale. Il est le seul professionnel habilité à prescrire un traitement médicamenteux : anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques, antipsychotiques notamment. De plus en plus de psychiatres proposent en complément des séances de psychothérapie : TCC, hypnose, psychanalyse. Selon l'état de son patient, le psychiatre peut proposer (ou imposer dans les cas les plus extrêmes) une hospitalisation : en cas de comportements auto ou hétéro agressifs, de dépressions sévères.


Le psychanalyste est un praticien qui s’appuie sur une théorie psychanalytiques : freudienne, lacanienne ou jungienne. En France, la profession de psychanalyste n'est pas réglementée. Elle est ouverte à tous ; aucun diplôme ne régit son accès. Il est par contre conseillé d'avoir des bases importantes en psychologie clinique pour l'exercer sans risque : pour le praticien comme pour les futurs patients.


Le psychopraticien est un professionnel qui s'est formé dans une des écoles privées reconnues par la FF2P (Fédération Française de Psychanalyse et Psychothérapie). De nombreux professionnels – psychiatres, psychologues ou psychanalystes – rejoignent ces écoles afin de se former spécifiquement à la psychothérapie en complément de leur formation afin d’enrichir leurs compétences et leur savoir-faire. Il ou elle peut -être formé(e) à différentes méthodes : thérapie trans-personnelle, Gestalt thérapie, analyse psycho-organique, thérapie systémique. Certaines fédération et associations se mobilisent depuis plusieurs années afin que l'Etat reconnaisse ce titre, afin qu'il recouvre la crédibilité que le titre de psychothérapeute conférait. Le titre de psychopraticien reconnu par une Fédération telle la FF2P par exemple, implique l'adhésion à un cadre de déontologie impliquant thérapie personnelle, supervision obligatoire alors que le titre de psychothérapeute ne le rend pas obligatoire. Pour exemple, consulter le code de déontologie de la FF2P.





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